Communiqué CNRA : Michel Boyon, « pour la reconnaissance par la république du service rendu par les radios associatives » !

mercredi 17 novembre 2010

La CNRA tenait le vendredi 5 novembre 2010 son 17ème Congrès National en présence notamment de Michel Boyon, président du CSA, de Pierre Hanotaux, directeur de cabinet du ministre de la culture et de la communication et de André Gauron, président du FSER.

La confédération nationale des radios associatives a synthétisé ces rencontres dans un communiqué de presse.

Communiqué de la CNRA :

Michel Boyon, « pour la reconnaissance par la république du service rendu par les radios associatives » ! 

Ouvrant, ce vendredi à Paris, le 17ème Congrès de la CNRA, Messieurs Michel Boyon, président du CSA et Pierre Hanotaux, Directeur de Cabinet du Ministre de la Culture et de la Communication, sont intervenus pour confirmer le renforcement du soutien de l’Etat en faveur des radios associatives et réaffirmer la nécessité de voir la RNT enfin lancée.

Soulignant que « la diversité des formats des radios associatives constitue le reflet de notre société, de la multitude des talents et du pluralisme des opinions », le président du CSA, a rappelé ce vendredi 5 novembre 2010, en ouverture du 17ème congrès de la CRNA, que les missions de communication sociale de proximité assumées activement par les radios associatives rejoignaient bien souvent celles d’un service public.

Rappelant que le média radio doit se renouveler dans son offre éditoriale pour ne pas voir son auditoire vieillir dangereusement, Michel Boyon, a insisté sur le rôle des radios associatives qui de par leur ancrage local, leur réactivité et leur capacité d’innovation, notamment dans le champ social, sont de véritables laboratoires de la Fm.

C’est à ce titre, que le président Boyon a déclaré que : « l’action des radios associatives devrait faire l’objet par la République d’une reconnaissance pour service rendu. »

Cette reconnaissance s’est traduite depuis janvier 2009, comme venait de le préciser, Monsieur Hanotaux, directeur de cabinet de Monsieur le Ministre de la Culture et de la Communication, par la budgétisation du FSER (Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique). Une budgétisation qui a permis, dans une période de fort recul de la ressource publicitaire, de garantir les ressources actuelles du Fonds et donc le montant des aides versées aux radios associatives.

Mais aussi et surtout, une reconnaissance qui devrait se traduire par la dynamisation rapide du FSER. C’est-à-dire mettre en œuvre le mécanisme permettant d’augmenter les ressources du FSER en fonction des besoins nouveaux du secteur : numérisation des contenus et création des données associées aux programmes, diffusion des programmes sur les futures fréquences de la RNT et financement de nouveaux services autorisés par le CSA.

Pour ce faire, rejoignant les souhaits déjà exprimés par la CNRA auprès de la DGMIC (ex DDM), Michel Boyon, propose qu’un collège constitué du FSER, du CSA et de la DGMIC se réunisse chaque année pour déterminer l’enveloppe budgétaire nécessaire au financement des radios associatives.

Enfin, confirmant les propos d’Hervé Dujardin, président de la CNRA, sur l’inéluctable numérisation de la diffusion de la radio, le président du CSA, a insisté sur la nécessité de voir cette numérisation passer par l’éclosion de la radio numérique terrestre (RNT). Soulignant que « la radio sous IP » constitue une jungle où l’utilisateur, confronté à l’hyper-offre du web délèguera finalement ses choix d’écoute, bien souvent sans le savoir, aux fournisseurs d’accès et aux moteurs de recherches, Michel Boyon a affirmé que les radios associatives ne feront pas le poids. Et de rajouter que dans ce contexte « la radio sous IP » ne restera pas gratuite cette « illusion de la gratuité restant la maladie infantile de l’internet. »

Se prononçant ainsi avec force en faveur du lancement de la RNT, le président Boyon n’a pas manqué de rappeler que la question de la norme ne constituait ni un problème ni un tabou. Ainsi le déploiement de la RNT pourrait, une fois que tout le monde serait en accord, être accéléré et « oui, l’argent public pourrait être nécessaire à ce lancement » y compris ponctuellement pour le secteur privé commercial qualifiant cette participation de l’Etat de « prix à payer pour la régulation de la radio ».

Accueillant, très favorablement cette intervention, la CNRA par la voix de son vice-président, Hugues de Vesins, a rappelé son souhait de voir certes les ressources du FSER dynamisées, mais aussi et dans le même mouvement, de voir la gestion du FSER mieux optimisée dans ses mécanismes d’attribution d’aides. Un souhait et un sujet déjà largement traité par le Ministère de la Culture au travers du rapport rédigé par Monsieur Emmanuel Hamelin (Inspecteur général des affaires culturelles) et dont l’ensemble du secteur attend de savoir la suite qui lui sera donnée.

 


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